Dînette Dune - 20 ans du Wharf

Performance collective

  • 21 décembre 2007

Dînette Dune - 20 ans du Wharf

Performance collective

21 décembre 2007

photo principale

DîNETTE-DUNE
Projections, performances, manœuvres…


Une proposition de Joël Hubaut

Avec : Marie Aerts - David Michael Clarke - Herbert Guillaume
Marie-Laurence Hocrelle - Lydie Jean-dit-Pannel & Aurélie Briday & Neusky - Léa Le Bricomte
Martine j’ai un groupe - Sandra Maurious - Julien Raboteau - Charlène Strock


Anniversaire du Wharf, Centre d’art contemporain de Basse-Normandie le 21 décembre 2008



Il y a vingt ans le Centre d'art contemporain de Basse-Normandie et les Rencontres vidéo art plastique voyaient le jour. Cette date anniversaire du Wharf  est comme un écho pour rendre un hommage simple et sincère à Danielle Kosmalski et Daditte Berbérian qui inventèrent ces Rencontres en coproduction avec le Café des images et le Centre d'art contemporain de Basse-Normandie. Cet anniversaire nous permet également de remercier l’ensemble des artistes et personnalités qui ont œuvré pendant ces années à faire de cette institution ce qu’elle est aujourd’hui. Afin de marquer ce temps, et cet age plein de promesse d’avenir, en collaboration avec le Café des images, nous présentons l’Institut Benjamenta des Quay Brothers qui contient un ensemble d’éléments qui ont été les fils conducteurs de nos collaborations et programmations.  Cet anniversaire du Wharf se prolongera également par la présentation d’une soirée « Dînette-Dune », dans le cadre de la fête de saison de la Comédie de Caen de 20h30 à 1h00 le vendredi 21 décembre, et où sera proposée un ensemble de performances poétiques et visuelles sur les deux plateaux du théâtre.  


« Dînette-dune » pour les 20 ans du Wharf.

"Dînette-dune" est une proposition situationnelle aléatoire, une manœuvre collective.
Une pseudo dune-plage est configurée sur le plateau du théâtre dans une ambiance minimale préméditée.
Des accessoires élémentaires évoquent un bord de mer fictionnel. Peu à voir mais tout à vivre...
Une chaleur excessive d'été en décembre ajoute aux effets pour propager une attitude permissive.
Marchand de glace, poste de secours, maître-nageur, surveillant de plage se mêleront aux monokinis, bikinis, shorts et relâche en tous genre... (tongs, bouées, transats, filet de volley-ball, boules, cerf-volant, serviettes de bain, etc.).
Il fait chaud pour être à l'aise. Une sorte de dune des tentations...
On transpire déjà. On laisse tomber la chemise...
Relations inattendues, détentes ludiques, collisions incongrues peuvent éclore !
Le dispositif contaminant est ouvert sur d'incertaines connexions...
Le public est invité à envahir et s'approprier la scène pour devenir actant.
Il peut se passer quelque chose selon l'émulation propagée en interface.
C'est le public qui active l'agencement. Il est la médiation de sa propre consommation...
L'aire vacante arrangée est mise en place afin de convoquer un mixage collectif probable. Rien n’est certain.
On ne peut qu'éprouver ce balnéaire fictif. Tout est latent en apparence. Le déclenchement est propice à des décalages variés.
Aux performers avertis, sollicités pour la manœuvre, s'ajoute un espace-temps au potentiel imprévisible.
Le contexte est propagé pour créer la brèche. Le public peut interagir selon son gré. C'est à la fois ouvert et confiné.
Il n'y a pas de spectacle frontal. Le public est micro-spectacle de par son interactivité même.
Chacun est « fractalement » indispensable aux autres dans une configuration mouvante et transitoire pour vitaliser la situation.
La "tenue de plage" imposée au préalable est une condition ludique qui ne peut être approuvée à cent pour cent. C'est donc l'assemblage approximatif de certains "spectateurs/actants" débraillés percolant d'autres spectateurs/ actants habillés normalement comme pour un vernissage qui risque de produire le plus d'incongruités.
La situation est concrète. Des micro scènes mobiles peuvent se déclencher à tout moment. On verra bien !
Il s'agit d'une proposition, d'une expérience! On filme, on photographie... Plouf !

Joël Hubaut. Novembre 2007



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